28 September 2013

L'amour de Jésus-Christ pour nous.

Commentaire sur Jérémie ch 2-4
Eloignement du coeur!

Considérons maintenant ces trois chapitres extrêmement intéressants. Ils confirment qu’autrefois Dieu avait un peuple qu’Il aimait d’un amour profond ; un amour qu’Il lui témoignait continuellement (Deut. 7:8). Ils montrent aussi de quelle manière douce et habile Il cherche à gagner son peuple pour le ramener à lui après qu’il s’est égaré. Rien ne pourrait être plus touchant. Voyez l’affection profonde de Dieu pour son peuple ! Voyez aussi dans le peuple lui-même, l’image de ce que sont nos propres coeurs, et la seule façon de revenir quand nous nous sommes éloignés de Dieu.

Or, la façon dont Dieu s’occupe de quelqu’un qui s’est éloigné n’est certainement pas la nôtre. Les voies de Dieu sont belles et parfaites. Il y avait eu, extérieurement, un grand réveil aux jours du roi Josias (2 Chron. 34,35). Mais Dieu regardait en profondeur et voyait que ce n’était que superficiel. «Juda la perfide, n’est pas revenue à moi de tout son coeur, mais avec mensonge, dit l’Éternel» (Jér. 3:10). Ce réveil n’était pas un réveil véritable. Voilà pourquoi Jérémie est choisi pour leur porter cette parole.

«Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : Va, et crie aux oreilles de Jérusalem, disant : Ainsi dit l’Éternel : Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles, quand tu marchais après moi dans le désert, dans un pays non semé. Israël était saint (litt. sainteté) à l’Éternel, les prémices de ses fruits. Tous ceux qui le dévorent sont coupables ; il viendra sur eux du mal, dit l’Éternel» (Jér. 2:1-3). Huit cent cinquante ans s’étaient écoulés depuis que ce peuple, par obéissance à Dieu, avait tourné le dos à l’Égypte et à ses pots de chair, et était sorti vers l’Éternel. Il était alors sainteté à l’Éternel, un peuple séparé pour Dieu, le verset 3 nous le dit.

On aime voir l’affection, l’énergie et la ferveur qui caractérisent un nouveau converti. Voyons, vous qui êtes chrétien de longue date, pensez-vous que votre coeur ait autant de fraîcheur que les premiers jours après votre conversion ? Oh, direz-vous, j’en sais beaucoup plus à présent ! La question n’est pas là. Aimez-vous Jésus simplement, trouvez-vous vos délices en lui, possédez-vous la sainteté pratique, avez-vous le désir de n’être rien d’autre que ce qu’Il veut, comme au lendemain de votre conversion ?

Vous pouvez avoir oublié ce premier élan d’affection, Dieu lui ne l’a pas oublié. Il dit : Je n’ai pas oublié ton premier amour. «Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles, quand tu marchais après moi». Où ? Dans un désert. Quand les enfants d’Israël eurent traversé la mer Rouge, ils se trouvèrent dans un désert.

Qu’y avait-il dans le désert ? Deux choses seulement : Dieu et le sol aride ; rien d’autre. Il n’y avait pas un brin d’herbe, il n’y avait pas d’eau, et rien à manger. Ce deuxième chapitre de Jérémie ressemble beaucoup au deuxième chapitre de l’Apocalypse où le Seigneur dit à l’Assemblée d’Éphèse : «J’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour» (Apoc. 2:4). Il ne dit pas «perdu» mais «abandonné» ton premier amour.
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Le Christ et saint Ménas,. Icône copte du VIIème siècle - Louvre, à Paris

C’est comme si Jésus nous disait : Quelque chose s’est introduit qui s’est placé entre toi et moi, et toute ton affection et ton intérêt pour moi ont disparu. Tu peux te passer de moi maintenant, mais il fut un temps où cela ne t’était pas possible. Ah ! bien-aimés frères et soeurs, où en sont nos âmes quant à Christ ? Eh bien, si la conscience accuse quelque déclin et que le coeur en soit conscient, il est extrêmement important pour nous d’y prendre garde.Prenons garde à l’éloignement. Le premier pas dans cette direction c’est l’attention portée à un objet qui interrompt la jouissance de l’amour de Christ, et voilà notre coeur qui perd l’heureuse appréciation qu’il avait de son amour et de sa grâce. Nous L’avons oublié, mais Lui ne nous a pas oubliés. Paul nous présente la même pensée quand il dit : «Je suis jaloux à votre égard d’une jalousie de Dieu ; car je vous ai fiancés à un seul mari, pour vous présenter au Christ comme une vierge chaste. Mais je crains que, en quelque manière, comme le serpent séduisit Ève par sa ruse, ainsi vos pensées ne soient corrompues et détournées de la simplicité quant au Christ» (2 Cor. 11:2, 3). L’apôtre bien-aimé tremble que quelque chose ne s’introduise qui leur rende Christ moins précieux. Il écrit aux Thessaloniciens «Maintenant nous vivons, si vous tenez ferme dans le Seigneur» (1 Thess. 3:8). C’est comme s’il disait : Si vous vous détournez, je mourrai de chagrin.

Ces lignes tombent-elles sous les yeux de quelqu’un qui s’écarte ? Qu’il commence par reconnaître : Je me suis éloigné du Seigneur. Car si nous ne le savons pas toujours, le Seigneur le sait et cherche à nous ramener. À cet effet, fait-il des reproches ? Non. Il se peut qu’il doive reprendre et châtier. Mais ce qui restaure, c’est sa Parole. Je n’oublie pas ton dévouement ; tu peux l’avoir oublié, mais il m’était agréable, dit le Seigneur et je n’ai jamais oublié l’heure où tu es venu à moi, l’heure où j’étais tout pour toi. Le Seigneur parlait ainsi et, aujourd’hui, c’est peut-être à vous ou à moi qu’il adresse les mêmes paroles ! Il est le Même, hier, aujourd’hui et éternellement !

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