27 April 2016

Une solution? Reloger les SDF envers et contre tout!

Hyères : McDonald's épinglé pour une interdi - 30141998.jpg
À la suite d'une altercation devant le McDonald's d'Hyères, la direction a produit une note interne interdisant « de procurer de la nourriture aux clochards ». « Celle-ci a été rapidement retirée », explique l'enseigne qui présente ses excuses.
Sam Tsemberis, un psychologue spécialisé dans le comportement des groupes sociaux, propose une idée aussi simple qu’évidente : il suffit de reloger ces personnes ! Non seulement la société a les moyens de le faire, mais en plus, le coût du relogement est de loin inférieur aux coûts collectifs indirects liés à la misère. Voici pourquoi.
Depuis 25 ans, le nombre de sans-abris n’a cessé d’augmenter dans les grandes villes américaines. En cause, notamment, le manque de logements sociaux. Parmi les victimes de cette crise du logement : les personnes confrontées à des troubles psychiatriques. En effet, au vu des frais médicaux astronomiques auxquels elles doivent parfois faire face, notamment en cas d’hospitalisation, il n’est pas rare que ces personnes soient obligées de quitter leur appartement faute de ressources, et d’ainsi finir à la rue. Pour contrer cette spirale infernale, qui ne fait qu’accroître les troubles mentaux des personnes concernées, Sam Tsemberis a créé le concept de « Housing First » (Le Logement d’Abord), afin d’aider ces personnes à retrouver un logement avant de pouvoir rebondir dans la vie. Une belle initiative qui a largement fait ses preuves aux États-Unis.
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« Les personnes qui vivent avec 650 dollars par mois (environ 500 euros) et qui connaissent des problèmes de santé mentale sévères ne sont pas arrivées dans la rue parce qu’elles étaient malades, mais parce qu’elles sont pauvres ! Par exemple, elles ont quitté leur appartement lors d’une hospitalisation en institution psychiatrique, et à leur sortie, elles se sont retrouvées à la rue et y sont restées. » déclare Sam Tsemberis, fondateur de Housing first, dans une interview accordée à l’association Aurore. « C’est d’abord un problème de pauvreté. » Une pauvreté qui peut mener à la maladie mentale qui, une fois installée, crée un cercle vicieux de précarisation.
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Cette initiative est d’autant plus inspirante qu’elle fonctionne sur le principe de la confiance. En effet, face à cette confiance immédiate que les sans-abris se voient accordée, peu importent leurs parcours, leurs addictions ou maladies, ils commencent automatiquement à s’auto-gérer et à prendre soin de ce bien inestimable (et pourtant fondamental) dont ils peuvent bénéficier.
« Les gens me prenaient pour un fou », déclare Tsemberis au Washington Post, « Ils me demandaient : « Tu veux dire que même si l’un d’entre eux rechute et vend tous les meubles que vous lui avez donné pour s’acheter de la drogue, vous n’allez pas le virer ? » Et je leur répondais « Non, on ne le fera pas. ». Et la suite lui donnera raison.
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