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mercredi, octobre 04, 2023

Au moment fixé par le Seigneur!

 Le manque de foi dans l’attente

            Saül devait attendre sept jours Samuel ; mais il ne sait pas attendre la fin du jour fixé. Le peuple est tremblant, il se disperse, et Saül « agit follement » (1 Sam. 13 : 13). Il offre lui-même le sacrifice. Avant qu’il n’achève son acte profane, le prophète arrive. La désobéissance de Saül aura de graves conséquences.


            Sur la mer de Galilée, les disciples avaient vainement ramé toute la nuit. Jésus ne vient vers eux qu’à la quatrième veille de la nuit. Après cette longue attente, troublés, ils sont peu préparés à Le rencontrer et même à Le reconnaître. Ils ont perdu Jésus de vue et ne L’attendent plus. Ils croient voir un « fantôme » qui marche sur la mer (Job 9 : 8). Jésus doit se faire reconnaître : « Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas peur ! » (Matt. 14 : 24-27 ; Marc 6 : 47-52). Il vient une fois encore délivrer les siens de leurs angoisses !


            Seule la foi, en se confiant en Dieu, montre qu’elle sait attendre. Il faut vraiment croire que c’est Dieu qui opère, ce qui nous garde d’intervenir nous-même ; en attendant, prenons tout le temps nécessaire pour la prière. Sans toutefois négliger les « moyens » que Dieu met à notre disposition, allons un pas après l’autre, en nous attendant entièrement à Lui.

Qu’il s’agisse de chercher un travail, d’un mariage envisagé, d’un changement de domicile, d’une maladie ou d’autres circonstances imprévues, ne cherchons pas à « arranger » nous-même les choses, à les « hâter ». Ce serait oublier le cantique où l’on affirme : « Te laisser seul agir et nous tracer nos voies, Dieu de paix, Dieu d’amour… ».
            S’il Lui plaît d’ouvrir une porte ou de la maintenir ouverte, comme pour son serviteur, l’apôtre Paul (1 Cor. 16 : 9), c’est toujours une joie de comprendre que Sa main guide les choses. Cela nous donne de l’assurance pour la suite du chemin.
            Si des exercices ou une épreuve surviennent, cela fait partie des moyens que le Père emploie pour l’éducation de ses enfants. Il veut les former afin qu’ils soient peu à peu rendus semblables à Christ. Là aussi, nous pourrions perdre une bénédiction en cherchant à nous hâter, à intervenir, au lieu de nous attendre paisiblement à Lui. Nous lisons dans le livre du prophète Esaïe : « C’est pourquoi ainsi dit le Seigneur, l’Eternel : Voici, je pose comme fondement, en Sion, une pierre, une pierre éprouvée, une précieuse pierre de coin, un sûr fondement : celui qui se fie à elle ne se hâtera pas » (Es. 28 : 16).


L’image du cultivateur et du semeur

            « Prenons donc patience, frères, jusqu’à la venue du Seigneur » (Jac. 5 : 7a). Imitons le cultivateur qui « attend le fruit précieux de la terre : il prend patience à son égard, jusqu’à ce qu’il reçoive les pluies de la première et de la dernière saison » (v. 7b). Le cultivateur fait penser avant tout à Christ.
            Premièrement, Il a « pris de la peine » (2 Tim. 2 : 6). Venu ici-bas comme l’Agneau divin, Il s’est offert pour accomplir l’œuvre que Dieu lui avait donnée à faire. Mais Il a été ici-bas le divin semeur. Il attend le « fruit précieux de la terre », et bientôt, Il verra « du fruit du travail de son âme » (Es. 53 : 11). Quel exemple Il nous donne ! Nous sommes vite découragés si nous ne voyons pas assez rapidement, à notre avis, du « fruit » dans notre travail pour le Seigneur.
            Affermissons nos cœurs, « la venue du Seigneur est proche » (Jac. 5 : 8). Ce n’est pas seulement au niveau des circonstances de la vie que Dieu agit ; mais aussi dans le domaine spirituel

Là encore, il faut prendre patience jusqu’à ce que l’œuvre que Dieu poursuit soit accomplie dans les cœurs. Il faut semer, arroser dans la dépendance du Seigneur, et savoir attendre. Soyons conscients que jamais un grain de blé n’arrive à maturité du jour au lendemain ; inutile de gratter la terre pour voir où en sont les choses ; attendons que des germes apparaissent.

            Dans la parabole du semeur que le Seigneur présente, on voit que certaines graines ont été semées sur des endroits rocailleux ; elles ont crû rapidement ! Ce qui représente des personnes qui ont entendu la Parole et l’ont reçue aussitôt avec joie. Mais elles n’ont pas de racines en elles-mêmes et ne peuvent pas porter du fruit (Marc 4 : 16-17). Quand la tribulation ou la persécution surviennent à cause de la Parole, ces personnes sont aussitôt scandalisées.
          

  Il faut, avec foilaisser le temps à la Parole de Dieu de faire son œuvre. « Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours. Donne une portion à sept, et même à huit ; car tu ne sais quel mal arrivera sur la terre…. Celui qui observe le vent, ne sèmera pas ; et celui qui regarde les nuées ne moissonnera pas... tu ne connais pas l’œuvre de Dieu qui fait tout » (Ecc. 11 : 1-5). Ensuite, comme le divin laboureur, ayons de la patience !


jeudi, novembre 19, 2009

Je suis avec vous tous les jours...


J’attends le Seigneur. 
Pour l’instant, il se détourne des descendants de Jacob,
 mais je compte patiemment sur lui." 
Ésaïe 8:17
Ancien Testament (Bible)
Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi,
Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre.
Evangile de Matthieu, chap 20, verset 18

Il est facile d’adorer Dieu quand tout va bien dans votre vie – quand il vous donne une famille aimante, des amis, une maison, de la nourriture,  la santé et des circonstances heureuses. Mais tout ne va pas toujours pour le mieux. Comment adorez-vous Dieu dans ces cas ? Que faites-vous quand il vous paraît à des millions de kilomètres ?
Le niveau le plus profond de l’adoration consiste à louer Dieu en dépit de la douleur, à le remercier dans l’épreuve, lui faire confiance dans la tentation, s’abandonner à lui dans la souffrance et l’aimer lorsqu’il paraît lointain. La séparation et le silence sont souvent un test pour une amitié ; la distance physique vous éloigne l’un de l’autre et vous vous retrouvez dans l’impossibilité de communiquer. Dans votre amitié avec Dieu, vous ne vous sentirez pas toujours proche de lui.
Philip Yancey a fait remarquer très judicieusement : "Toute relation implique des temps de proximité et des temps d’éloignement, et dans une relation avec Dieu, quel que soit son degré d’intimité, le balancier oscillera également d’un côté à l’autre" (Atteindre le Dieu invisible, Nîmes, Vida).

Pour faire mûrir votre amitié, Dieu la mettra à l’épreuve par des temps de séparation apparente, où vous aurez l’impression qu’il vous a abandonné ou oublié, où il vous semblera qu’il est à un million de kilomètres.
Saint Jean de la Croix a appelé ces périodes de sécheresse spirituelle "la nuit obscure de l’âme". Henri Nouwen a parlé du "ministère de l’absence" et
A. W. Tozer du "ministère de la nuit".
Après Jésus, David était probablement celui qui entretenait la relation la plus intime avec Dieu, qui l’a même appelé "un homme selon son cœur" (1 Samuel 13.14 ; Actes 13.22). Pourtant David s’est souvent plaint de l’absence apparente de Dieu :
- "Pourquoi, Éternel ! te tiens-tu éloigné ? Pourquoi te caches-tu dans les temps de détresse ?" (Psaumes 10.1).
- "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Pourquoi restes-tu si loin, sans me secourir, sans écouter ma plainte ?" (Psaumes 22.2).
Dieu n’avait pas abandonné David, pas plus qu’il ne vous abandonnera. Il l’a promis à maintes reprises (Deutéronome 31.8 ; Psaumes 37.28 ; Jean 14.16-18 ; Hébreux 13.5).
Dieu est présent même si vous ne ressentez pas sa présence. Il a promis d’être avec vous tous les jours... (Matthieu 28.20).
Cette méditation matinale de Rick Warren (La pensée du jour) m'a bien émue, en effet j'ai ressenti cet éloignement et j'étais incapable de comprendre pourquoi.
Bien heureusement, les psaumes de David  trainaient dans ma tête me permettant ainsi de ne pas me lamenter pendant trop longtemps.
Que votre journée soit bénie, en Jésus-Christ.