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mardi, février 25, 2020

Jésus guérit encore!

Jésus guérit encore de nos jours! 

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1 Quand il fut descendu de la montagne, de grandes foules le suivirent.
2 Et voici, un lépreux s’étant approché, se prosternait devant lui, disant : Seigneur, si tu veux, tu peux me purifier.
3 Et ayant étendu la main, il le toucha, disant : Je le veux, sois purifié ; et aussitôt sa lèpre fut purifiée.
4 Et Jésus lui dit : Garde-toi de le dire à personne ; mais va, montre-toi au sacrificateur, et présente l’offrande que Moïse a ordonnée, afin que cela leur soit un témoignage.


5 Et Jésus étant entré dans Capernaüm, un centenier s’approcha de lui, le priant,
6 et disant : Seigneur, mon serviteur est couché dans la maison, atteint de paralysie, et cruellement tourmenté.
7 Et Jésus lui dit : J’irai, moi, et je le guérirai.
8 Et le centenier, répondant, dit : Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement une parole, et mon serviteur sera guéri.
9 Car aussi bien moi, je suis un homme placé sous autorité, ayant sous moi des soldats, et je dis à l’un : Va, et il va ; et à l’autre : Viens, et il vient ; et à mon esclave : Fais cela, et il le fait.


10 Jésus l’ayant entendu fut étonné, et dit à ceux qui le suivaient : En vérité, je vous le dis, même en Israël je n’ai pas trouvé une si grande foi.
11 Aussi je vous dis que plusieurs viendront d’Orient et d’Occident, et seront à table avec Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux ; 12 mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors ; là seront les pleurs et les grincements de dents.
13 Et Jésus dit au centenier : Va, et qu’il te soit fait selon que tu as cru. Et à cette heure-là, le serviteur fut guéri.
14 Et Jésus étant entré dans la maison de Pierre, vit sa belle-mère, couchée et ayant la fièvre ; et il toucha sa main, et la fièvre la quitta. Et elle se leva, et elle le servait.
15 Et le soir étant venu, on lui présenta plusieurs démoniaques ; et il chassa les esprits par une parole. Et il guérit tous ceux qui étaient malades ;
16 afin que fût accompli ce qui a été dit par Ésaïe le prophète : Lui-même a pris nos infirmités et a porté nos maladies.


Matthieu 8:1-16

Et voici ce que le prophète Esaie a dit:

Ésaïe 53 3-5

3Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. 
4Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. 
5Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Prière pour aujourd'hui

Père, nous mettons sur ton trone de grace, tous nos ami/es,  frères, soeurs et nous-mêmes, et nous te demandons que tu leur ouvres les yeux et les oreilles, qu'ils te cherchent! Que tu les guérissent  dans le nom puissant de Jésus-Christ, notre Roi et Sauveur. 
Amen 
Alleluia 


mercredi, février 01, 2017

Jésus-Christ, fils de Dieu, prêchant la bonne nouvelle du royaume!

Le Jardin d'Eden et la chute de l'homme

23 Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

Commençons par rappeler le dialogue polémique qui s’établit entre des pharisiens et l’aveugle de naissance, guéri par Jésus un jour de sabbat en Jean 9. Alors que l’ancien aveugle défend Jésus face à des hommes qui cherchent à le discréditer, ces derniers à bout d’arguments finissent par le jeter dehors avec cette accusation du v. 34 : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? »
Et ils le jetèrent dehors. Comme le souligne ce simple verset, la maladie incurable est considérée comme une punition de Dieu et c’est ainsi que les aveugles et les sourds, les estropiés et paralysés, les lépreux sont mis dans une catégorie sociale que l’on appelle « les pécheurs ». On y ajoute les publicains, les non-juifs ou païens, les prostituées et divers métiers obligés de manipuler des matières dites impures.

Les guérisons sont des libérations

Un lépreux vient auprès de Jésus ; il le supplie et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » (Mc 1,40-41).

Marc insiste sur la compassion de Jésus pour cet homme; elle est manifeste dans son geste d’étendre la main sur lui pour le toucher. N’était-ce pas la plus belle manière de lui faire comprendre que Dieu l’aimait avec tendresse. Le libérer de sa culpabilité, lui faire retrouver sa dignité et le réintégrer au sein de la communauté humaine sont aussi importants que le guérir de sa lèpre.

Un peu plus loin Marc raconte la guérison d’un paralysé :

Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » (Mc 2,3-5)

Le récit est très imagé. On cherche à comprendre comment ces hommes vont faire pour hisser le paralytique sur le toit et le descendre jusqu’à Jésus. Encore une fois, ce dernier commence par parler au malade. On attend de lui une parole qui le libère de sa paralysie. Non ! Il commence par lui dire : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. ». Cette parole libère l’homme de la culpabilité qui a pu s’accumuler en son cœur durant ses années de maladie. Alors que Jésus invite le paralysé à se relever et à marcher, une polémique commence. Le pardon des péchés ne plaît pas à tous.

L’appel d’un « pécheur »

Tout de suite après, Marc place le récit de l’appel de Lévi, le publicain. Il appartient à ce groupe d’hommes qui travaillent avec l’occupant romain pour lequel il collecte l’impôt. À ce titre-là, haï par tout un peuple, il a été classé parmi les pécheurs. Cela n’empêche nullement Jésus de l’inviter à le suivre et à devenir l’un des Douze. Lévi est comblé de joie. Il veut célébrer cet événement qui le bouleverse, en invitant ses propres amis publicains à sa table, en compagnie de Jésus et ses disciples.

La désapprobation est totale :

Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples… Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Mc 2,15-17)

Le mépris dans lequel sont tenues certaines personnes, du fait de leur état, de leur travail, de leur origine ou nationalité, appartient à une « violence ordinaire » qui s’accentue par le fait de l’attribuer à Dieu. Jésus s’insurge contre cette situation et rappelle à ceux qui croient bien connaître Dieu que ce dernier ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il vive.

En Mc 3,1-6, la polémique qui oppose Jésus aux autorités religieuses de son temps, les scribes et les pharisiens, atteint son paroxysme. Jésus participe à la célébration d’un sabbat. Dans la synagogue est présent un homme à la main atrophiée :

On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. (Mc 3,1-6)

Jésus veut faire comprendre le sens de sa démarche; il ne rencontre qu’un refus de toute discussion. Pour les uns, la loi qui accompagne la célébration du sabbat ne souffre aucune exception; pour Jésus, le sabbat évoque la libération de l’esclavage du peuple d’Israël en Égypte. Pour Jésus, c’est le désir de Dieu que la libération de l’homme enchaîné s’exerce précisément en ce jour de sabbat. Il fait sauter le verrou d’une loi qui ne souffre aucune exception. Ses adversaires ne le lui pardonneront pas. Marc note en fin d’épisode : « Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr. » (Mc 3,6)

La violence contre Jésus
Dès le début de son évangile, Marc les inscrit dans une double perspective : d’un côté, il souligne de quelle manière Jésus fait apparaître dans ses actions le visage d’un Dieu « Bonne Nouvelle » pour tous les hommes, plein d’amour et de miséricorde pour les laissés-pour-compte et les petits, désireux de redonner vie à tous ceux qui souffrent, sont malades ou gisent dans le fossé de la désespérance.

En face à lui, sont placés ses adversaires qui ne veulent rien changer, utilisent la loi divine comme une contrainte absolue, une caution religieuse qui leur donne le droit de condamner et de rejeter tous ceux qui n’observent pas cette loi. Cet antagonisme ira grandissant tout au long de l’évangile et finira par la condamnation de celui qui osa dire que « le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat » (Mc 2,27).

  Dans l’ensemble des faits et gestes de Jésus apparaît le visage d’un Dieu miséricordieux dont la priorité et l’unique désir sont de partager son amour et sa grâce à tous les humains.

Source: Roland Bugnon, CSSP
Fribourg