jeudi, février 13, 2020

Dieu, le Saint-Esprit

Jean 16
7Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai. 8Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement: 9en ce qui concerne le péché, parce qu'ils ne croient pas en moi;…

1. La nature de l'Esprit

a) Le Saint-Esprit est une Personne

Le Saint-Esprit est une Personne, et non seulement une influence ou une force. Il est une Personne dans le sens qu'il est "doué de personnalité"; il possède les qualités propres à une personne:
  • il pense (Ro 8:27);
  • il a la faculté de connaître et de comprendre (intelligence) (1 Co 2:10-11Es 11:2);
  • il a une volonté et agit selon un plan (1 Co 12:11Ac 16:7);
  • il éprouve des sentiments: tristesse (Ep 4:30), amour (Ro 15:30);
  • il a la capacité de communiquer et de parler aux hommes (Hé 3:7Ap 2:7Ac 8:29Ac 13:2).

b) Le Saint-Esprit est Dieu

Le Saint-Esprit est Dieu au même titre que le Père et le Fils; il est une des Personnes de la Trinité.
Il est identifié à Dieu (Ac 5:3 et Ac 5:4b; comparer 1 Co 3:16 avec Ep 2:222 Co 3:17-18).
Il est associé au Père et au Fils et placé au même rang qu'eux (Mt 28:192 Co 13:131 Co 12:4-62 Co 1:21-22).
Il possède les attributs divins: éternité (Hé 9:14), omniscience (1 Co 2:10), omniprésence (Ps 139:7), omnipotence (Es 59:19Ro 15:13,Ro 15:19), sainteté (Ro 1:4), amour (Ro 15:30)...
Pour les réponses aux objections quant à la divinité du Saint-Esprit,
voir dans Questions et Réponses "Le Saint-Esprit est Dieu". 

2. L'oeuvre du Saint-Esprit dans l'homme

a) Avant la conversion

Le Saint-Esprit convainc l'homme (Jn 16:8-11) de la réalité du péché, de la justice et du jugement. 
Cette conviction porte sur:
  • le péché de l'homme (v. 9), c'est-à-dire sa culpabilité devant Dieu de ne pas croire en Jésus-Christ (cf. Ro 3:23);
  • la justice de Christ (v. 10), c'est-à-dire la perfection de Christ. En vertu de sa justice, son oeuvre est agréée par Dieu (puisqu'il a pu aller auprès du Père) et sauve le croyant (cf. 1 Pi 3:18). 
  • La justice de Christ est communiquée par grâce au pécheur repentant en réponse à sa foi (Ro 3:22-24Ro 5:1);
  • le jugement sur Satan et sur le mal (v. 11), c'est-à-dire la condamnation de Satan par la victoire de Christ à la croix (cf. 1 Jn 3:8bCol 2:15Jn 12:31).

b) Lors de la conversion

Le Saint-Esprit vient demeurer en l'homme en réponse à son acte de foi (Ga 3:14Jn 7:39Jn 14:15-17Jn 14:23). 
Ce faisant, il
  • opère la nouvelle naissance (Jn 3:5-61 Co 6:11);
  • scelle le croyant (Ep 1:13-14Ep 4:30). Ce sceau est une marque qui authentifie l'appartenance à Dieu et donne la sécurité de la vie éternelle; 
  • rend témoignage à l'esprit du croyant qu'il est enfant de Dieu (Ro 8:16). Il s'agit d'une conviction intérieure donnée par le Saint-Esprit et non d'une vision ou d'une voix surnaturelle. Ce témoignage s'ajoute à l'assurance communiquée par les affirmations de l'Ecriture.

c) Après la conversion

Le Saint-Esprit habite en permanence dans le croyant (1 Co 6:19);
  • rend le croyant sensible à l'amour que Dieu a pour lui (Ro 5:5) et le rend capable d'aimer (Col 1:8);
  • révèle les vérités spirituelles et explique la parole de Dieu (1 Co 2:9-101 Co 2:14-16);
  • transforme et sanctifie le croyant (2 Co 3:18Ro 8:13-14);
  • dirige l'enfant de Dieu dans sa marche chrétienne (Ro 8:14Ga 5:16Ga 5:25; cf. Ac 16:6-7);
  • rend le croyant capable d'être témoin dans le monde et donne puissance à son témoignage (Ac 1:81 Th 1:5Jn 15:26-27; cf. Ac 4:31).

La voie tracée par Job

La voie tracée par Job
En lisant les deux premiers chapitres de ce livre, j'ai été frappé de constater comment la Bible nous révèle un riche enseignement sur la personne si mystérieuse et impressionnante qu'est Satan. Dans le monde non chrétien également, elle tient une place importante, elle revient en quelque sorte à la mode, même si parfois on la minimise ou on la tourne en dérision. Cette attitude est bien sûr dangereuse et imprudente. Cependant il est utile à chaque croyant de connaître la pensée de Dieu au sujet de l'ennemi des hommes.
Note: pour suivre cette étude, prenez à côté de vous la Bible, ouverte au début du livre de Job.
  1. Satan a la faculté de se présenter devant Dieu. On aurait pu penser que ces deux personnes occuperaient des milieux bien distincts, sans communication. Il n'en est rien et Dieu permet certains contacts. 
  2. Satan a la faculté de parcourir la terre et de s'y promener. Il observe les humains, retient leurs noms, garde en mémoire leurs actions, leurs conditions de vie, en un mot leur environnement. Quand Satan mentionne Job à Dieu, les deux interlocuteurs se comprennent, savent précisément de qui il s'agit et quels sont les détails de sa vie. A ma connaissance, Satan possède encore cette faculté aujourd'hui et il s'en sert!
  3. Satan a la faculté de discuter avec Dieu. Le sujet de leurs conversations, c'est les hommes. Satan désire évidemment leur perte, spécialement celle des croyants et il les accuse inlassablement (cf. Zacharie 3:1 et Apocalypse 12:10). Combien il nous est précieux de savoir que Jésus-Christ est un avocat dévoué qui défend notre cause auprès du Père. N'oublions pas de recourir aux interventions du Fils de Dieu, d'autant plus qu'elles sont promptes et efficaces. Soyons réconfortés par l'enseignement de 1 Jean 2:1: "Mes petits enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste."
  4. Dieu laisse provisoirement un pouvoir réel à Satan. Dans un premier temps, il reçoit la permission de dépouiller Job de ses biens et de ses enfants; dans un deuxième, celui de lui imposer une douloureuse maladie. Notons tout de même que le pouvoir satanique a les limites que Dieu lui fixe. Je remarque deux fois dans le texte le mot restrictif "seulement" (cf. 1:12 et 2:6). Au-delà de la barrière imposée, Satan ne peut rien faire. Il est rassurant de constater que si le pouvoir de notre ennemi dépasse celui d'un simple homme, celui de Dieu est plus grand encore, infini.
Ces quelques remarques me conduisent à formuler une conclusion partielle au sujet du mystère de la souffrance. Si certaines épreuves, qui nous arrivent, peuvent provenir parfois de fautes personnelles – l'alcoolique risque une cirrhose du foie – ce n'est pas, et de loin, l'explication de tous les problèmes humains. En effet Job a été sévèrement éprouvé, sans avoir commis de fautes. Cela nous conduit à poser la grave question: Pourquoi une si douloureuse épreuve? 
De plus nous devons savoir d'une part que la tentation ou l'épreuve ne dépasse jamais les capacités de résistance du croyant et d'autre part que le moyen d'en sortir est déjà préparé. 
L'expérience de Job ne contredit pas les déclarations de l'apôtre Paul, mais les appuie: "Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter" (1 Corinthiens 10:13).
Dieu ne prend pas à la légère le problème de la réalité satanique et qu'une solution est déjà trouvée. Bien sûr, nous aimerions que Dieu la mette en pratique immédiatement.
 Mais l'Eternel, qui n'est jamais pressé, parce qu'il se situe hors de l'échelle humaine, le fera quand il jugera le moment venu, mais il le fera certainement, nous pouvons y compter!
D'abord Satan sera précipité et ne pourra plus perturber le ciel par sa présence et par ses actes (cf. Apocalypse 12:10). 
Ensuite il sera lié pour mille ans, puis jeté dans l'étang de feu et de soufre pour l'éternité (cf. Apocalypse 20:2-3,10). Alors les foules de croyants pourront vivre éternellement en paix, définitivement délivrées de ses embûches!
Le livre de Job est un des plus anciens de la Bible. Pourtant nous le lisons et l'étudions toujours avec profit. Je m'émerveille de constater le niveau élevé des révélations que les hommes d'autrefois possédaient déjà. Contrairement à ce que nous pensons souvent, ils ne vivaient pas dans de sombres ténèbres!
J'aimerais maintenant focaliser mon propos sur Job lui-même. Je distingue dans sa vie trois périodes:
  1. Une période d'intégrité. Elle est caractérisée par de grandes richesses matérielles, une bénédiction au plan familial – Dieu lui donne une épouse et des enfants – et une piété personnelle profonde remarquable. A la suite des festins douteux de ses enfants, il implore pour eux le pardon de Dieu en lui offrant des holocaustes.
  2. Une période de souffrance. Tout d'abord Job est privé de tous ses biens, ce qui est dur, mais peut-être supportable; puis de ses enfants, ce qui est nettement plus douloureux. Ensuite les souffrances physiques l'accablent. Finalement il est bouleversé moralement, puisque sa femme le lâche et le pousse à la révolte contre Dieu. Il est aussi faussement accusé par ses amis fâcheux.
  3. Une période de bénédiction renouvelée et de prospérité doublée. Tout au long de sa terrible épreuve, Job ne s'est laissé aller à aucune faiblesse. Il est resté parfaitement fidèle à Dieu et il nous donne une exceptionnelle leçon de courage moral et spirituel.
Je ne peux m'empêcher de poser cette question: Job n'a-t-il pas eu trop confiance en lui, en ses facultés humaines, n'a-t-il pas été effleuré par une sorte de sentiment de propre justice, n'a-t-il pas eu tendance à raisonner un peu ainsi: "Dieu a permis que je souffre énormément, mais vous voyez, je tiens bon envers et contre tout, je ne cède pas, je reste fidèle"?

L'Eternel intervient et nous pouvons lire ces merveilleuses descriptions où Dieu et Job dissertent sur la mer, la terre, les étoiles, le lion, le buffle, l'autruche, l'hippopotame, le crocodile et j'en passe! Ce sont des pages magistrales par lesquelles Dieu montre sa grandeur à Job – et à nous – en contraste avec la petitesse de l'homme.
Puis on en arrive au début du chapitre 42 qui, à mon avis, est la charnière du livre de Job. Il comprend enfin qu'il doit renoncer à lui-même et il s'écrie: "C'est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre" (v. 6). Job se rend clairement compte qu'il est en présence de la personne toute-puissante du Dieu créateur et il accepte alors de s'humilier profondément. Dès lors l'épreuve est devenue inutile, elle a accompli son oeuvre de labour dans le terrain du coeur de Job et il est rétabli dans une situation de bénédiction et de prospérité supérieure à la première, avec l'avantage d'avoir mûri et grandi dans la foi.
Nous soupirons avec raison dans nos assemblées à la libération de l'Esprit. Mais chacun est-il d'accord, selon la voie tracée par Job, de renoncer à lui-même? La libération de l'Esprit passe par là et il ne faut pas s'attendre à un renouveau en dehors d'une sérieuse humiliation autant personnelle que collective.
Gilbert Aellig, pasteur.

jeudi, décembre 26, 2019

Qui est Jésus-Christ?

Voilà ce que Jésus-Christ dit de lui:
Bonne soirée bénie. Que le Seigneur Vous garde et vous protège. Dans le nom puissant de Jésus-Christ notre Sauveur et Roi.

vendredi, décembre 20, 2019

le Seigneur dans la crèche - Jean 1:14


Le Seigneur dans la crèche – Jean 1 :14

Introduction
En cette saison de Noël, c’est merveilleux que beaucoup de personnes se rassemblent pour adorer Jésus-Christ comme nous le faisons ce soir.
Ce qui est triste c’est que beaucoup de gens dans le monde célèbrent aussi Noël mais seulement avec des cadeaux, ils mangent et boivent mais oublient pourquoi ils font la fête – c’est simplement une joyeuse fête.  
Lors de cette célébration de la naissance de Noel, je me demande ce que vous voyez. Est-ce le bébé dans la crèche entouré de visiteurs ou plus ? Je vous invite à voir plus.

Jean 1:14
Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.
Jean nous rappelle que lorsque nous considérons Jésus, bébé, enfant ou homme, nous voyons plus que ça. Là dans la crèche, là dans cet homme, se trouve la Parole éternelle faite chair et qui habite parmi nous. Ceci est précisé dans l’expression littérale ‘planter sa tente parmi nous’. L’expression évoque l’image d’une tente et nous invite à retourner dans la tente où le Seigneur fut avec Moise et les enfants d’Israël dans le désert – le tabernacle, qui sera plus tard le temple où le Seigneur, comprenons-le, habitait.

‘Nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père’ endosse l’image de la présence de Dieu qui rappelle à ses lecteurs la colonne de nuée et de feu qui les accompagnait et les guidait et, qui pouvait être aussi à l’entrée du Tabernacle dans le désert, ce qui signifiait la présence du Seigneur et en même temps on considère la Transfiguration lorsque trois des disciples virent Jésus dans sa gloire avec Moïse et Elie.

Le Seigneur qui s’est fait homme, le créateur devient notre Rédempteur et Sauveur parce qu’Il nous aime. Il est retourné dans sa demeure éternelle et il nous invite à partager sa vie pour que nous puissions partager avec lui sa gloire éternelle qu’il a laissée et qui est notre héritage. Le savez-vous avec assurance?

La vie est bonne, elle est gratifiante et c’est un privilège merveilleux. La vie peut aussi être dure, pleine de difficultés – quelquefois insupportable. Avec Jésus-Christ, notre vie est transformée : en mieux mais pas toujours plus facile ; belle mais toujours un défi ; pénible mais avec l’assurance de la victoire à venir. Etes-vous encouragé par ça et sûr de ça?

Conclusion
Certains disent que le christianisme est un support pour soutenir les gens faibles, Jésus, le Dieu éternel qu’on a vu dans une crèche, faible et vulnérable. On l’a aussi vu pendu à la croix, faible et vulnérable. Mais ensuite, ressuscité en puissance et élevé à la plus haute place et il nous soutient et en lui nous puisons notre force et oui, je suis faible mais Il est ma force – loué soit-Il et loué soit le Père qui l’a envoyé et le Saint Esprit qui nous l’apporte – aujourd’hui et bien sûr demain.


mercredi, décembre 18, 2019

Ce lundi matin, pour nous réveiller!!!

8Mais toi, tu es le Très-Haut, A perpétuité, ô Eternel!
9Car voici, tes ennemis, ô Eternel! Car voici, tes ennemis périssent; Tous ceux qui font le mal sont dispersés.
10Et tu me donnes la force du buffle; Je suis arrosé avec une huile fraîche.
11Mon oeil se plaît à contempler mes ennemis, Et mon oreille à entendre mes méchants adversaires.
12Les justes croissent comme le palmier, Ils s'élèvent comme le cèdre du Liban.
13Plantés dans la maison de l'Eternel, Ils prospèrent dans les parvis de notre Dieu;
14Ils portent encore des fruits dans la vieillesse, Ils sont pleins de sève et verdoyants,
15Pour faire connaître que l'Eternel est juste. Il est mon rocher, et il n'y a point en lui d'iniquité.

Psaume 92

dimanche, décembre 15, 2019

Couvert par le sang de l'agneau!


Quand l'ennemi vient me séduire,
La porte est scellée.
Quand il vient troubler mon âme,
La porte est scellée.
Quand survient la tentation,
La porte est scellée.
Scellée par le sang précieux - Le sang de l'Agneau
Quand les soucis m'envahissent,
La porte est scellée.
Quand la tristesse m'environne,
La porte est scellée.
Quand je me sens en proies aux doutes,
La porte est scellée.
Scellée par le sang précieux - Le sang de l'Agneau.
Je suis - Je suis couvert.
Couvert par le sang – Je suis couvert.
Par le sang de l'Agneau - Je suis couvert.
Couvert par le sang – Je suis couvert.
Par le sang de l'Agneau
Quand l'ennemi vient m'attaquer,
La porte est scellée.
Quand qu'il veut me décourager,
La porte est scellée.
Et quand la vie veut m'angoisser,
La porte est scellée.


samedi, décembre 14, 2019

Le témoignage de Jacques Guggenheim!

Témoignage de Jacques Guggenheim

Le témoignage de Jacques Guggenheim!

Souvent, des amis juifs m’interrogent, avec une certaine violence que je comprends : « Comment, toi qui es juif, peux-tu admettre que Jésus soit notre Messie, alors que nous avons tant souffert de la part de ceux qui se disent ses disciples ? »
J’aimerais répondre ici à mes parents et à mes amis…
      Aussi loin que je remonte parmi mes ancêtres, tous sont juifs. Mes grands-parents sont originaires d’Alsace, de Lorraine et de Suisse. Avant la terrible époque nazie, de nombreux Meyer vivaient à Wintzenheim, des Goetschel à Hagenthal. Mon arrière-grand-père fut président de la communauté juive de Bâle. D’autres s’appellent Blum, Rein, Wormser. Entre Saverne et Brumath se trouve la bourgade de Gougenheim. La majeure partie de la branche suisse de notre famille a émigré aux États-Unis. L’un d’eux a bâti un célèbre musée d’art moderne à New York : Salomon Guggenheim.
      Je suis né à Paris en 1931 et j’ai été circoncis le huitième jour. Mon père était un modeste représentant des crayons Caran d’Ache. Pendant la guerre, en 1941, nous habitions à Lyon. À l’école, le camarade avec lequel je jouais m’a envoyé un jour son poing dans la figure en me disant : « Tiens, c’est pour toi, sale Juif ! ». J’ai pensé qu’il avait dû apprendre à haïr les Juifs dans sa famille et au catéchisme. Les journaux et la radio étaient pleins de mépris et de haine à notre égard.
      En 1941-1942, un coup de poing n’était rien comparé aux rafles du Vel’d’hiv, aux wagons plombés et aux camps d’extermination. Dans cette civilisation qui se dit « chrétienne », de nombreuses atrocités ont été commises, et pas seulement contre les Juifs. Notre mémoire collective garde le souvenir des « conversions forcées », des massacres du temps des croisades et des tortures de l’infâme Inquisition. Le fait que ces crimes aient été commis par des gens prétendant servir le Messie d’Israël donne le vertige ! Plus près de nous, les pogroms de Pologne et de Russie, puis le génocide nazi ont fait des millions de victimes dans le silence le plus souvent complice de pays pourtant couverts de croix et d’églises. Tant de gens se disent « chrétiens » alors que leurs actes démentent cette affirmation. Il y eut cependant de merveilleuses exceptions, mais trop rares…
      Le Messie affirme que l’on reconnaîtra ses disciples à l’amour qu’ils auront les uns pour les autres. Ils devront aussi rayonner la lumière, la paix, la joie et l’amour. Voici comment j’ai rencontré d’authentiques disciples du Messie d’Israël.
      À la Chaux-de-Fonds, en Suisse, dans la maison où habitait ma grand-mère, vivait une famille de chrétiens engagés dans l’Armée du Salut. Mes parents me laissaient jouer avec leurs enfants. Souvent, je partageais leur repas du soir et je les entendais remercier Dieu pour la nourriture. Je les observais attentivement tandis qu’ils priaient. J’étais alors sensible à la réalité de Dieu à travers leur attitude empreinte de respect et de joie. À table, le père de mes amis lisait un passage de la Bible qu’il expliquait avec simplicité. Je me souviens de l’une de ses paroles : « Toi qui as le privilège d’être juif, le jour où tu reconnaîtras ton Messie, tu découvriras la richesse des promesses de Dieu pour Israël ! »
      En 1942, nous avons pu échapper aux arrestations et nous réfugier à Vevey, au bord du lac Léman. C’est là que j’ai célébré ma Bar-Mitzva. J’avais atteint ma majorité religieuse en accomplissant cette mitzva (commandement) : « Dieu dit aux enfants d’Israël : gravez donc les paroles que je vous donne dans votre cœur et dans votre âme ». J’ai prononcé les mots avec mes lèvres, mais mon cœur n’a pas été touché...
      À cette époque, mon père m’a envoyé vivre dans une famille de cultivateurs près du lac de Neuchâtel. Ils m’ont dit qu’ils possédaient une grande richesse dans leur maison : la Bible ! Quelle surprise ! Ils ont réussi à me rendre jaloux en me parlant de leur « trésor ». Ils m’ont fait part de leur reconnaissance envers le peuple juif : « Dieu nous a donné la Bible par l’intermédiaire de ton peuple : les patriarches, les rois et les prophètes d’Israël ont été inspirés par l’Esprit de Dieu afin de l’écrire. Plus tard, les disciples de Jésus-Christ étaient tous juifs, ils ont rédigé le Nouveau Testament ». Cette fois, mon intelligence et mon cœur furent touchés. J’étais étonné d’apprendre, par la bouche de cultivateurs suisses, que Jésus est « La Lumière promise par Dieu pour sauver les nations et qu’Il est la gloire d’Israël, peuple de Dieu » (Luc 2.32). Jaloux, je leur répliquais qu’eux, les chrétiens (ils étaient évangéliques), nous avaient volé notre bénédiction et notre héritage. Avec amour ils m’ont répondu qu’ils ne nous avaient en aucune façon volé notre héritage, mais qu’ils avaient ramassé « les miettes tombées de la table » (allusion à Matthieu 15.21-28). Ils m’ont aidé à comprendre que ma part m’attendait et qu’il me fallait venir la chercher là où elle se trouvait.

         De retour dans ma famille, j’ai étudié aux Beaux-Arts de Lausanne. Pendant huit ans, j’ai vécu uniquement pour la peinture, c’était toute l’ambition de ma vie !
En 1954, je vivais dans un petit village sur l’île d’Ischia, au large de Naples, en Italie. Une question s’est imposée à moi : « Comment connaître Dieu ? ». Je me suis alors engagé tout entier dans cette recherche en me tournant vers des mouvements ésotériques et philosophiques. Les « maîtres » affirmaient qu’ils me conduiraient sur le chemin de la vérité. J’avais soif de connaître le sens de la vie et ma place dans l’univers. C’est alors que je suis tombé gravement malade et j’ai été conduit dans un hôpital à Naples. J’avais conscience que cette épreuve était permise par Dieu pour me donner l’occasion de faire le bilan de ma vie et de l’écouter, enfin, lui seul. Je me suis alors souvenu de mes rencontres avec les chrétiens de mon enfance : leur vie était droite et lumineuse, ce qui était loin d’être le cas de mes prétendus maîtres.
            Une phrase que des chrétiens m’avaient adressée m’est alors revenue à la mémoire : « Toi qui es juif, le jour où tu invoqueras ton Messie et où tu le connaîtras comme ton Sauveur et ton Dieu, sache qu’il a le pouvoir de te délivrer. Il est Tout-Puissant, fidèle et vainqueur du péché et de la mort ! Et tu n’abandonneras pas la foi de tes pères, bien au contraire ! » Sur mon lit d’hôpital, j’ai invoqué le Messie d’Israël et je l’ai supplié de me délivrer. J’ai fait le vœu de lui appartenir, de le servir, s’il pouvait briser les chaînes physiques et morales qui me liaient au mal et à la mort.
Il l’a fait ! 
       Lorsque je pense à cette époque de ma vie, je comprends la patience et la bonté de Dieu pour chacun de nous. Plusieurs versets du Psaume 107 me rappellent cette vérité et aussi cette époque de ma vie : « Célébrez l’Éternel, car il est bon, car son amour dure à toujours. Qu’ils le proclament, tous ceux que l’Éternel a délivrés, qu’il a sauvés des mains de l’oppresseur… Dans leur détresse, ils ont crié à l’Éternel et il les délivra de leurs angoisses. Il les fit sortir de l’ombre mortelle, il rompit les liens qui les retenaient. Qu’ils louent donc l’Éternel pour son amour, pour ses miracles en faveur des hommes ! Car il a brisé les portes de bronze, il a rompu les verrous de fer […] »
        Peu de temps après, je me suis retrouvé convalescent en France, à Nancy. Au fond d’un tiroir, j’ai découvert une Bible aux pages jaunies, mais personne n’était là pour m’aider à la comprendre. Je voulais expier mes fautes et j’étais prêt à partir en Israël pour travailler la terre dans un kibboutz. Tandis que je marchais en ville, je vis une affiche annonçant des études bibliques : « Le Messie Jésus est Le Chemin, La Vérité et La Vie ! » (Jean14.6). Je suis entré dans la salle où se tenait cette rencontre et quelqu’un a répondu aux questions que je me posais. Le pardon, la justice ne s’obtiennent pas par nos efforts et nos œuvres, ni par l’accomplissement scrupuleux des « mitzvot », mais par la foi au Messie Jésus qui a donné sa vie pour nous : « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre ; tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père » (Jean 10.17-18).
            Un obstacle majeur s’est alors dressé sur mon chemin : la tradition juive. Comment admettre que les piliers de notre peuple, les rabbins, les sages, les maîtres du judaïsme, aient pu se tromper au sujet du Messie ? J’avais le vertige. Je me sentais seul devant ces géants…
             Durant plusieurs mois, j’ai étudié la Bible et les nombreux parallèles entre la Première et la Nouvelle Alliance (Ancien et Nouveau Testaments). La nuit, je me levais pour vérifier ces textes et interroger Dieu. La lecture approfondie de la Lettre aux Hébreux (adressée, donc, à des Juifs messianiques !) dans le Nouveau Testament, a été une aide décisive.
            Finalement, les nombreux textes du Tana’h, la Bible hébraïque, qui évoquent le Messie m’ont convaincu, malgré la tradition juive et la crainte d’affronter le mépris et l’incompréhension : en Yechoua (nom hébreu de Jésus, qui veut dire « Dieu sauve »), l’Éternel, notre Dieu, nous rachète et nous sauve. 
Jésus est bien notre Messie, il est l’accomplissement des promesses que Dieu a données à notre père Abraham : « Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi. » (Genèse 12.1-3).
          Quelque temps après je suis allé revoir les amis chrétiens que j’ai mentionnés. Ce fut une magnifique confirmation : un chrétien véritable ne peut être raciste, ni antisémite, ni déloyal, ni meurtrier, sinon il renierait son Maître.            L’enseignement de notre Messie indique de quelle manière doivent vivre ceux qui veulent le suivre : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. Alors vous serez fils de votre Père qui est dans les cieux, car Il fait lever son soleil aussi bien sur les méchants que sur les bons, il fait pleuvoir sur les justes comme sur les injustes… C’est ainsi que l’on reconnaît un arbre que Dieu a planté : aux fruits qu’il porte » (Matthieu 5.43-48 ; 7.15-20).
Depuis 1956, ma vie a changé et je peux rendre témoignage que le Messie aide, soutient et relève tous ceux qui l’invoquent : « L’Éternel change la terre aride en sources jaillissantes ». C’est un message d’amour pour nos parents et nos amis, pour tout le peuple juif, comme pour toutes les familles et nations de la terre. Jésus l’a déclaré : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne meure pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3.16).

mercredi, décembre 04, 2019

Jésus guérit un aveugle!

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MARC ch 8 v22:26

22Ils se rendirent à Bethsaïda; et on amena vers Jésus un aveugle, qu'on le pria de toucher. 
23Il prit l'aveugle par la main, et le conduisit hors du village; puis il lui mit de la salive sur les yeux, lui imposa les mains, et lui demanda s'il voyait quelque chose. 
24Il regarda, et dit: J'aperçois les hommes, mais j'en vois comme des arbres, et qui marchent. 
25Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux; et, quand l'aveugle regarda fixement, il fut guéri, et vit tout distinctement.
 26Alors Jésus le renvoya dans sa maison, en disant: N'entre pas au village
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