17 December 2009

Docteur, vous verrai-je au ciel ? (II)

La question du malade l’atteignit, comme une flèche, en plein cœur ; et, pour la première fois de sa vie, le docteur comprit que posséder Christ n’était pas un idéal fugitif, mais une certitude absolue d’entrer au ciel, après la vie présente. Il se tenait là, observant, en silence, cette attitude paisible, qu’éclairait un sourire tel qu’il n’en avait jamais vu auparavant. Un faible murmure : « Jésus vient !... à la maison ! » et tout redevint silencieux. L’esprit du jeune croyant, racheté, s’était envolé pour être avec Jésus Christ. Les parents s’agenouillèrent pour remercier Dieu de leur avoir accordé cet unique enfant, de l’avoir amené à une réelle conversion, de lui avoir permis de rendre un si radieux témoignage à Christ, enfin de l’avoir recueilli si doucement dans le ciel auprès de Lui, où ils ne tarderaient pas à le rejoindre. Le docteur s’était mis à genoux, aux côtés du père, et lorsque celui-ci eut terminé, il se leva et s’en alla ; non pas converti, mais convaincu de la réalité de ce que ses yeux avaient vu, et de ce que ses oreilles avaient entendu. Il était contraint de se rendre à l’évidence que, chez ce jeune mourant, et chez ses parents surhumainement soutenus, on pouvait voir quelque chose d’un Christ vivant.

Un conflit terrible s’engagea dans le cœur du docteur. Dieu parlait visiblement à son âme des réalités du péché et du salut, et il L’entendait. Christ et le monde, le ciel et l’enfer, préoccupaient toutes ses pensées. Sa bonne renommée, sa réputation, sa profession, tout devait être pris en considération. L’orgueil empêche nombre d’hommes d’entrer dans le royaume de Dieu et, dans le cas du docteur, il fut bien près de triompher. Mais la question de l’enfant mourant, et l’aspect de cette âme, entrant en pleine paix dans la présence de Dieu, lui prouvaient d’une manière irréfutable, que l’on pouvait posséder Christ et jouir de son salut ! Avant que l’herbe eût poussé sur la tombe, le docteur avait reçu Christ comme son Sauveur.
« En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie (Jean 5:24).
Lecteur, Christ est-Il ton Sauveur ?
Si la mort survenait aujourd’hui sur ta route, le rencontrerais-tu en paix et heureux ?
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